Phare Eudia

Oui, les pluies acides existent encore

2–3 minutes

🌨 Le terme « pluie acide » est connu, mais la compréhension du phénomène l’est moins. Essayons d’y voir plus clair.
Ce terme est utilisé lorsque les précipitations réagissent avec des polluants atmosphériques en produisant des retombées acides ou lorsqu’elles emportent des particules acides en suspension dans l’air. Les pluies acides ont un PH souvent compris entre 4 et 5, parfois en deçà, plus faible que les pluies naturelles généralement d’un PH autour de 5.5, qui sont légèrement acides de par leur réaction avec le dioxyde de carbone en acide carbonique.2

🏭 Si nous entendons moins parler de ce phénomène en Europe et en Amérique du Nord, c’est grâce à une série de mesures1 limitant le rejet de polluants atmosphériques soufrés et azotés, générés par la combustion des hydrocarbures ou par l’agriculture intensive. Par contre dans certaines régions du monde comme en Asie les pluies acides sont encore très fréquentes, notamment à partir des zones fortement industrialisées en suivant le sens du vent. Les émissions de polluants responsables des pluies acides sont parfois situées à des milliers de kilomètres.3

🌳🐌🏛🥕 Les impacts délétères des pluies acides sont nombreux. On peut noter en particulier un impact direct sur les végétaux avec un dépérissement des grands arbres4 et l’apparition de maladies, la pollution des milieux aquatiques, l’appauvrissement et le décapage des sols5, la perturbation du cycle de l’azote, la dégradation de nos bâtiments par corrosion des métaux ou dissolution des pierres de construction, ainsi que des effets indirects sur la faune par détérioration de son habitat naturel et sur les productions agricoles.

✋ Un exemple de plus des effets en chaîne induits par une pollution et des bienfaits permis par la réduction d’utilisation des hydrocarbures.


, , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Vous pouvez vous inscrire aux prochaines publications :

Rejoignez les 1 035 autres abonnés