🛒✅ Comment éviter un achat compulsif incité par un marketing1 ciblant nos biais cognitifs2 ? Comment éviter de nous encombrer d’objets peu utiles et pourtant couteux pour le porte-monnaie et pour l’environnement ? Comment devenir un consommateur plus responsable tout en étant mieux dans ses baskets ?
Probablement en prêtant beaucoup plus attention à nos actes d’achat, qui paraissent anodins et qui sont pourtant décisifs ! Nos achats sont en effet de véritables votes soutenant les filières associées de production, de transport, de vente, de fin de vie. Posons-nous donc les bonnes questions avant d’acheter.
Pour cela, la méthode mnémotechnique BISOU3, recommandée par l’ADEME4, est très facile à retenir et à appliquer au quotidien :
🔹 B comme Besoin : A quel besoin cet achat répond-il chez moi ? Est-ce un besoin vital ? N’est-ce pas surtout un besoin psychologique ? Si c’est un besoin de réconfort, de changement, de reconnaissance, l’achat d’un objet n’est sans doute pas la meilleure façon de le combler.
🔹 I comme Immédiat : En ai-je besoin immédiatement ? Pourquoi ne pas attendre quelques jours avant de me décider pour éviter l’achat compulsif ?
🔹 S comme Semblable : Aurais je déjà quelque chose de similaire qui peut me rendre le même service ? Ne puis-je pas utiliser un objet polyvalent ? Réparer un objet existant ? Emprunter ou louer ? Faire moi-même5 ?
🔹 O comme Origine : Est-ce que l’origine et les caractéristiques du produit sont claires ? Quels sont ses impacts sociétaux ou environnementaux en fonction des matériaux, du lieu de fabrication, de ce que je connais du produit ?
🔹 U comme Utile : Ce produit va-t-il vraiment m’être utile ? Si oui, puis-je le trouver d’occasion6 ? Si non, alors je peux certainement m’en passer, ou le louer, ou l’emprunter, ou attendre. Comment est-ce que je me débrouille jusqu’à maintenant pour m’en passer ? Combien de fois vais-je m’en servir dans l’année ?
💳 La responsabilité d’une consommation éthique est partagée entre les consommateurs, producteurs, distributeurs, vendeurs, qui s’influencent mutuellement. En tant que consommateurs nous pouvons créer la bascule7, comme nos cartes électorales, nos cartes bancaires nous donnent collectivement un fort pouvoir d’influence, de soutien, de choix ; à chacun de nous de passer à l’acte, de montrer l’exemple, d’influencer positivement.
Loin d’un plaisir éphémère de consommation, la sobriété est enfin un excellent moyen de se recentrer sur l’essentiel, de rester en accord avec ses valeurs8, de protéger les conditions environnementales indispensables au bonheur durable et partagé.
1 Au contraire de publicités responsables : https://phare-eudia.org/2024/03/19/pour-des-publicites-responsables/.
2 Pour plus d’informations : https://phare-eudia.org/2023/11/22/domptons-nos-biais-cognitifs/.
3 Méthode tirée du livre « L’abus de consommation responsable rend heureux ! » de Marie Lefèvre et Herveline Verbeken aux éditions Eyrolles : https://www.editions-eyrolles.com/Livre/9782212573213/l-abus-de-consommation-responsable-rend-heureux.
4 Le site du gouvernement « Epargnons nos ressources » recommande la méthode BISOU : https://epargnonsnosressources.gouv.fr/evaluer-besoin-avant-achat/, et donne de bonnes adresses pour mieux consommer en fonction de si « j’ai un objet » à prêter, louer, réparer, donner, échanger, vendre ou de si « je cherche un objet » à emprunter, louer, échanger, acheter d’occasion : https://epargnonsnosressources.gouv.fr/bonnes-adresses-mieux-consommer/.
5 Par exemple par du Do It Yourself (ou Fais-Le Main) : https://phare-eudia.org/2020/05/01/diy/.
6 Par exemple par le réseau ENVIE pour le matériel électro-ménager : https://phare-eudia.org/2021/03/12/electro-occasion/.
7 Voir la publication : https://phare-eudia.org/2023/10/27/devenons-ceux-qui-permettent-la-bascule-sociale/.
8 Evitant ainsi un risque de dissonance cognitive et permettant de rester cohérent avec sa raison d’être : https://phare-eudia.org/2023/12/12/trouver-sa-raison-detre-une-cle-du-bonheur/.
Crédit photo : Clay Banks sur Unsplash.



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