🙂💼 Si l’objectif premier du travail n’est en général pas de nous rendre heureux, autant qu’il contribue à notre bonheur et c’est loin d’être le cas aujourd’hui en France à en croire les statistiques1 et la quête de sens2 croissante chez les salariés.
Peut-on dire pour autant que le bien-être au travail rime avec performance au travail ? Oui ! Il y a de nombreuses façons de le montrer et si cela ne suffit pas plusieurs études le démontrent. Il y a même un lien réciproque entre bien-être et performance : un travailleur qui se sent mieux sera plus performant et un travailleur plus performant se sent globalement mieux.
Les études montrent le lien très fort entre le sentiment de bien-être des salariés et leur engagement au travail (IESEG-CSA3, Gallup3b), la situation de gagnant-gagnant du bien-être au travail pour l’employeur et l’employé (PSL3c), l’impact des leaders bienveillants sur la performance de leur entreprise (Les Echos3d), l’augmentation de la performance économique en agissant en faveur du capital humain (plusieurs études de Malakof Humanis3e), la grosse force en économie moderne d’un travail heureux et engagé (Harvard Business Review3f), l’amélioration de la performance de l’entreprise qui demande celle du bien-être des salariés (World Economic Forum3g).
Pour l’INRS4, le bien-être au travail se traduit par un certain niveau d’efficacité pour l’entreprise, il permet notamment de prévenir 9 risques psychosociaux principaux et donc l’absentéisme (indicateur clé en QVCT) :

💡 C’est là où intervient en entreprise la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT )5. Il ne s’agit pas de dire que tout peut être réglé par la QVCT, mais que c’est un domaine indispensable pour assurer une performance durable, une éthique réelle6, et une contribution au bien-être des salariés grâce au travail. Il n’y a pas nécessairement besoin d’un pôle QVCT, chaque partie prenante peut contribuer à ce cercle vertueux de mieux-être, mais un prestataire, un salarié ou un pôle dédié s’avère souvent nécessaire dès que la taille de l’entreprise est trop importante ou que sa situation le demande. A cette fin Eudia vous recommande le livre « La boîte à outils de la QVCT »7 avec 65 outils clés en main.
🤝 Le bien-être au travail est une question avant tout d’harmonie, notion phare pour le bonheur durable et partagé. Pour l’OMS, c’est une harmonie suffisante entre les besoins du travailleur et les possibilités du milieu de travail.8 Pour l’ANI, c’est un sentiment perçu individuellement et collectivement.9 La QVCT est intrinsèquement liée à la RSE10, elle est de la responsabilité partagée de l’organisation de l’entreprise et des humains qui la composent.
1 Sur ce sujet, on peut évoquer la très bonne étude de l’Observatoire Spinoza, même si elle date déjà un peu (2017), qui révèle que 51% des salariés ressentent du stress ou de la fatigue au travail, 26% s’ennuie au travail (bore out), 44% ne trouvent pas de sens (brown out), 24% se sentent en situation de surmenage (allant jusqu’au burn out). L’enquête du même observatoire en 2021, révèle que 57 % des collaborateurs ressentent de la fatigue dans leur travail, 46 % du stress et 27 % du surmenage. https://www.fabriquespinoza.org/prod_observatoire/barometre-national-du-bonheur-au-travail-les-2-france-au-travail/.
2 Pour une publication sur le sujet : https://phare-eudia.org/2024/03/01/consonance-entre-linteret-technique-et-la-finalite-ethique-dun-travail/.
3 https://www.ieseg.fr/wp-content/uploads/2012/03/CPEnqueteEMBA.pdf.
3b https://www.gallup.com/workplace/215924/well-being.aspx.
3d https://www.lesechos.fr/idees-debats/leadership-management/bonne-ambiance-et-performance-lequation-gagnante-1245728 : « L’épanouissement est devenu la cinquième valeur la plus désirée en entreprise ». « Dans 79 % des entreprises les plus performantes, les cadres considèrent leur manager comme un leader inspirant, bienveillant, qui prend en compte leur point de vue et les soutient ».
3e https://newsroom.malakoffhumanis.com/actualites/investirdanslhumain-malakoff-mederic-humanis-demontre-quagir-en-faveur-du-capital-humain-permet-aux-entreprises-de-gagner-jusqua-10-points-supplementaires-de-performance-economique-7c13-63a59.html : « Agir en faveur du capital humain permet aux entreprises de gagner jusqu’à 10 points supplémentaires de performance économique ».
3f https://hbr.org/2011/06/the-happiness-dividend.
3g https://www.weforum.org/agenda/2019/07/happy-employees-and-their-impact-on-firm-performance/.
4 Plus d’informations sur : https://www.inrs.fr/risques/bien-etre-travail/ce-qu-il-faut-retenir.html.
5 Depuis l’ANI (Accord National Interprofessionnel) sur la santé au travail du 9 décembre 2020 (entériné par la loi du 2 août 2021), la QVT (Qualité de Vie au Travail) est devenue la QVCT pour renforcer la prévention en santé au travail.
6 Pour une publication sur le sujet : https://phare-eudia.org/2024/05/09/ethique-propre-a-une-organisation/.
7 Aux éditions Dunod, écrit par Sylvain Boutet, Saphia Larabi, Amélie Motte : https://www.dunod.com/entreprise-et-economie/boite-outils-qvct-qualite-vie-et-conditions-travail-65-outils-cles-en-main.
8 Définition du bien-être au travail par l’OMS en 1979 : « un état d’esprit dynamique caractérisé par une harmonie suffisante entre les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur, les contraintes et les possibilités du milieu de travail. »
9 Définition de la QVT par l’ANI en 2013 : « Un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement. »
10 La QVCT est répartie dans les 7 piliers de la RSE de l’ISO 26000.
Crédit photo : krakenimages sur Unsplash.



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