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Réduction des inégalités : catalyseur d’un futur désirable

4–5 minutes

💶 Les inégalités entre les individus n’ont jamais été aussi élevées.
Selon le World Inequality Lab1, les inégalités de revenus sont fortes, puisque les 10 % les plus riches captent 52 % du revenu mondial, alors que les 50% les plus pauvres n’en gagnent que 8 %. Mais les inégalités sur la richesse sont plus fortes encore : 50% de la population la plus pauvre ne détient que 2% de la richesse mondiale, alors que les 10% des personnes les plus aisées en détiennent plus de 75%. L’exponentielle est encore plus prononcée lorsque l’on zoome sur les ultrariches : les 9 hommes les plus riches en 2018 détenaient autant d’argent que la moitié de la population mondiale2 !
Si l’extrême pauvreté a diminué depuis plusieurs décennies3, 70% de la population est confrontée à une augmentation des inégalités, avec un fossé toujours plus grand entre les plus riches et les plus pauvres selon l’ONU4. La tendance est également bien présente en France, où le patrimoine des 500 premières fortunes correspondait à 40% du PIB en 2022 au lieu de 5% en 1996.5
Le World Inequality Lab indique par contre que les inégalités entre pays se sont réduites, mais que le patrimoine privé augmente fortement dans les pays riches, aux dépends du patrimoine public (assimilable à un bien commun) qui diminue, creusant davantage les inégalités individuelles et transférant de la richesse publique à quelques privilégiés.1

⚙️⚙️📈 Cette situation crée non seulement une grande injustice sociale, elle constitue une barrière à la préservation de l’environnement, mais elle alimente aussi un cercle vicieux renforçant cette disparité extrêmement délétère.7
En moyenne, les personnes les plus aisées contribuent davantage à la dégradation environnementale par un effet de surconsommation (dont l’impact est nettement visible sur les empreintes carbone6), ceux sont elles qui ont aussi le plus de moyens de se protéger. Par contre, ce sont les plus pauvres qui subissent le plus ces dégradations (moins de moyens pour choisir un lieu de vie préservé ou une alimentation saine par exemple), qui sont les plus vulnérables et les plus dépendants.
Les inégalités extrêmes empêchent un progrès réel dans les grands enjeux socio-environnementaux, face auxquels les populations aux deux extrêmes n’ont pas l’incitation suffisante pour y contribuer. D’un côté les plus riches ont les moyens de largement surconsommer, d’un autre côté les plus démunis cherchent avant tout à assurer une vie décente sans toujours pouvoir s’informer ou agir.
Le système capitaliste actuel entraîne de ce fait globalement une concentration du capital, et donc d’un pouvoir certain, aux mains de quelques-uns, consolidant par la même leur incitation et leur capacité à préserver ce système.

⚖️ Plusieurs stratégies d’économies vertueuses8 sont mises en avant pour rompre ce cercle vicieux qui s’amplifie au détriment du bien commun et d’une majorité de la population.
En accord avec l’Objectif de Développement Durable n°10 des Nations-Unies « Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre »9, tous les types d’inégalités (fondées sur le revenu, la richesse, le genre, l’âge, le handicap, l’orientation sexuelle, la race, la classe, l’ethnie, la religion) sont à combattre pour progresser vers un bonheur durable et partagé. Nous pouvons lutter contre les facteurs sociaux d’inégalités à notre échelle10 et soutenir ainsi des conditions favorables à une égalité des chances d’accès au bonheur.


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11 réponses à « Réduction des inégalités : catalyseur d’un futur désirable »

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