Phare Eudia

Comportements pour la transition

2–4 minutes

Quels sont les différents types de comportements que nous pouvons avoir envers la nature pour une soutenabilité forte1 ?

👣 Développée aux Etats-Unis dans les années 70, puis en France et en Europe depuis la loi de 1976 relative à la protection de la Nature, jusqu’à La loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages de 2016, la séquence Eviter Réduire Compenser (ERC)2 est une réponse. Elle permet de concevoir, budgétiser, planifier et réaliser des projets (par exemple d’aménagement du territoire), en préservant autant que possible l’environnement.

Cette séquence s’applique tout au long du projet3, depuis la phase d’évaluation environnementale pouvant nécessiter une étude d’incidence ou d’impact (avec parfois des investigations complémentaires comme l’Inventaires Faune Flore et Habitats), jusqu’aux phases de travaux et d’exploitation où les mesures prises doivent être suivies avec des obligations de moyens et de résultats.4

Eudia propose un panel de comportements plus large5, dans lequel les mesures ERC restent la priorité mais sont complétées par des comportements pouvant s’avérer utiles voire nécessaires à la transition. Les 6 types de comportement sont à combiner au mieux lors de nos projets, dans l’ordre de priorité suivant afin d’amoindrir notre impact environnemental :

1️⃣ S’adapter : nous évitons des impacts (ex : les arbres ne seront pas coupés), notre fonctionnement est alors quasiment transparent, bien intégré dans les écosystèmes territoriaux.

2️⃣ Atténuer : nous réduisons au maximum nos impacts (ex : moins d’arbres seront coupés), laissant à la nature la capacité de se régénérer d’elle-même.

3️⃣ Réparer : nous restaurons ce que nous avons endommagé (ex : des arbres seront replantés là où certains avaient été coupés), contribuant activement à la régénération, en prenant garde à ne pas introduire de nouvelles perturbations.6

4️⃣ Compenser : nous compensons les dommages causés (ex : des arbres seront plantés non loin de là où certains ont été coupés), ce qui ne peut pas supprimer nos impacts.

5️⃣ Se protéger : nous nous protégeons des conséquences de nos impacts (ex : un abri sera construit pour faire de l’ombre à la place des arbres coupés), ce qui peut nous permettre de survivre à nos impacts mais aussi ce qui peut les aggraver.7

6️⃣ Piloter : nous cherchons à contrôler l’évolution naturelle et nous agissons contre-nature pour atteindre un objectif, ce qui est parfois utile au bonheur durable et partage (ex : lutte contre une pandémie), mais qui est souvent dangereux à moyen-terme (ex : agriculture intensive) si cette conduite n’est pas menée avec parcimonie et sagesse.

Au vu de la trajectoire de viabilité prise8, il ne suffit pas seulement chercher un impact nul mais il faut obtenir un impact positif.9 Bien sûr « s’adapter » et « réduire » pourraient permettre à la nature de se régénérer d’elle-même si notre empreinte écologique est en deçà de la biocapacité de régénération, mais les activités anthropiques en opposition sont si nombreuses que nous devons contribuer à la régénération10. Réparer devient alors essentiel pour être des acteurs responsables et engagés.11


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