💧 Où en est-on des ressources en eau en France ? Entre journées pluvieuses et caniculaires, on peut s’interroger cet été sur le bilan hydrologique, c’est-à-dire sur l’état des débits des cours d’eau, des niveaux de nappes, des pluies1.
Chaque mois le site Eau France propose un bulletin de la situation hydrologique2 avec une présentation des précipitations, des débits de cours d’eau, de l’eau dans le sol, dans les nappes, dans les barrages et réservoirs. Ce bulletin est enrichi par un ensemble de cartes, de commentaires et de résumés des arrêtés préfectoraux pris pour limiter les usages de l’eau. Il reprend les éléments de Météo France3 et du BRGM4.
www.eaufrance.fr/publications/bsh
🔮 Un autre site met à disposition du grand public un outil permettant d’obtenir des projections hydrologiques des principaux cours d’eau en France en fonction des scenarii du GIEC, avec un large choix d’indicateurs. Les projections sont globalement peu réjouissantes, comme pour le débit du Rhône dans un horizon lointain, avec une perte des glaciers alpins de son bassin versant et une forte augmentation des évènements extrêmes (sécheresses hydrologiques et crues).5
www.drias-eau.fr
Ces évaluations et ces prévisions doivent nous aider à nous adapter aux ressources disponibles sans aggraver la situation future. De nombreuses solutions existent à l’échelle collective, comme l’hydrologie régénérative6, et à l’échelle individuelle, comme l’utilisation des Oyas7.
🌍🔵 En 1992 le secrétaire des Nations-Unies, Boutros Boutros-Ghali, déclarait pour ceux qui auraient pu en douter que « L’eau deviendra une ressource plus précieuse que le pétrole ». L’or bleu a toujours été un trésor pour la vie sur la Terre, prenons-en soin !
1 D’après l’OFB et Comité national français des Sciences Hydrologiques, le bilan hydrologique est le bilan d’évolution des ressources en eau (les débits des cours d’eau, le niveau de nappes, les pluies efficaces) d’un territoire (associé à un bassin versant) basé sur des différentes formes de transfert de la lame d’eau tombée soit par évapotranspiration, écoulement, infiltration et alimentation des nappes souterraines.
2 Avec un accès par mois de 1998 à 2024.
3 Le bulletin mensuel de Météo France donne plus de détails sur les précipitation et l’eau dans le sol : https://meteofrance.fr/actualite/publications/les-publications-de-meteo-france/le-dernier-bulletin-de-situation-hydrologique.
4 Le bulletin mensuel du BRGM donne, lui, plus de détails sur l’eau dans les nappes phréatiques (nappes souterraines renouvelables) : https://www.brgm.fr/fr/etat-nappes-eau-souterraine-suivi-assure-brgm.
5 D’après l’outil DRIAS, avec le maintien du niveau actuel des émissions de gaz à effet de serre (RCP 8.5), le débit médian du Rhône à Pougny passerait à l’étiage (basse eaux) de 404m3/s pendant la période de référence (1976-2005) à 174m3/s dans un horizon lointain (2071-2100), marqueur d’une sécheresse hydrologique plus grande, et à la saison hivernale de 293m3/s à 414m3/s, marqueur de crues plus fortes.
6 https://phare-eudia.org/2023/11/03/pour-une-hydrologie-regenerative/.
7 https://phare-eudia.org/2022/08/18/les-oyas-pour-un-arrosage-plus-ecologique/.
Crédit photo : Michael Pointner sur Unsplash.



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