Phare Eudia

L’esprit a du pouvoir sur notre santé physique !

3–5 minutes

🧠 « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé », cet apocryphe non sans humour souvent attribué à Voltaire1 pourrait bien avoir du vrai.

Comme nous l’avons vu dans un précédent article sur la méditation2, l’esprit3 a un pouvoir indiscutable et insoupçonné sur notre corps.
En médecine, on parle de somatisation pour désigner l’expression de phénomènes mentaux qui se traduisent par des symptômes physiques4, même si plusieurs définitions et modèles existent5. Parmi ces symptômes somatiques, on trouve des vertiges, des troubles du sommeil, des sensations de fatigue, des céphalées, des problèmes gastriques et intestinaux, des douleurs dorsales, thoraciques, articulaires.4 Chez certaines personnes, le stress se manifestent ainsi par des problèmes de transit.

🩹💊 Mais s’il y a un phénomène qui traduit ce pouvoir de l’esprit c’est bien l’effet placebo et son opposé l’effet nocebo.
L’effet placebo désigne un effet positif sur un trouble de la santé dû à l’administration d’un traitement dénué d’action spécifique sur ce trouble et présenté comme efficace. Il peut s’agir d’un placebo spécifique (comme un médicament, une injection ou une intervention chirurgicale) ou d’un placebo non spécifique (comme un environnement médical ou une relation thérapeutique).6 A l’image d’un parent qui souffle sur le bobo d’un enfant pour lui faire croire en une guérison, l’effet placebo est en quelque sorte une stimulation de notre cerveau actionnant son pouvoir thérapeutique, par exemple sur la douleur. Entre 30 et 40 % des patients traités par un placebo voient leur douleur soulagée aussi bien qu’avec le traitement actif d’un anti-douleur léger ou fort.7 La littérature scientifique explique l’effet placebo en montrant notamment, grâce à l’imagerie médicale, son impact sur l’activité physique du cerveau par exemple pour la sécrétion hormonale.6 8 9
L’effet placebo a bien sûr ses limites, mais même dans le cas de maladies infectieuses, de cancers ou des lésions organiques, il accompagne bénéfiquement les soins adaptés, tout en restant sans effet secondaire.7 10 La confiance au médecin, ses explications, l’empathie ressentie par le patient, son optimisme, ses expériences passées, sa foi dans le traitement sont quelques facteurs qui jouent sur l’effet placebo.11 12 Même dans le cas d’un « placebo honnête » (le patient sait qu’il s’agit d’un placebo), les effets sont positifs (mais moins bons).13 Quant à l’effet nocebo, ses impacts semblent encore plus flagrants. Une opposition aux traitements ou l’anticipation d’effets secondaires14 peuvent engendrer des émotions négatives telle la peur, puis des perturbations somatiques sur le sommeil, le transit, la forme, l’alimentation, les relations humaines, comme le mettent en avant les études en santé mentale15.

🪄 Nous associons souvent le soin de notre santé physique au soin de notre corps, le soin de notre santé mentale au soin de notre esprit. Or l’imbrication entre l’esprit et le corps est telle que le soin de notre corps est essentiel à notre santé mentale15 (activités physiques, chants, etc.), tout comme le soin de notre esprit est essentiel à notre santé physique. Ne négligeons donc pas le pouvoir de notre esprit, cultivons-le par une confiance raisonnable, un optimisme suffisant16, des pratiques spirituelles telles que la méditation2. Comme le suggère Voltaire, prenons donc soin de notre esprit pour être en meilleure santé et donc un peu plus heureux. 🙂


, , , , ,

Vous pouvez vous inscrire aux prochaines publications :

Rejoignez les 1 035 autres abonnés