Phare Eudia

Des soldats en bleu pour la paix

2–3 minutes

🌐⛑ Six Casques bleus de la FINUL1, dont deux français, ont été tués ces deux derniers mois au cours de la guerre entre Israël et le Hezbollah. Pourtant ces soldats arborant la couleur bleu des Nations-Unies n’ont qu’un seul parti pris : celui de la paix et des populations civiles vulnérables. Eudia souhaite rendre hommage à ces acteurs pacifiques et mettre en lumière leurs rôles, eux qui ont reçu le Prix Nobel de la Paix en 1988.

Les Casques bleus sont des civils, policiers ou militaires de La Force de maintien de la paix des Nations-Unies. Sur ordre du Conseil de Sécurité de l’ONU et avec le consentement des Etats bénéficiaires, ils sont envoyés dans des zones de conflit en cherchant à rétablir ou à maintenir une paix durable, en se positionnant avec impartialité et n’utilisant la force qu’en cas de légitime défense ou de défense de populations civiles. Les Casques bleus ont de nombreux rôles, ils servent entre autres à protéger la population civile de conflits armés, à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, à soutenir le retour de réfugiés, à assurer le maintien des droits de l’homme, à former les forces locales de police, à déminer, à endiguer la prolifération d’armes, à faire respecter des accords de cessez-le-feu, à encadrer le processus d’élections loyales, à préparer des solutions politiques durables de sortie de crise.2
Depuis leur première mission en 1948, plus de deux millions de Casques bleus issus de 125 pays ont contribué à la paix et plus de 4500 ont perdu leur vie pour préserver celle de populations locales. Ils sont aujourd’hui environ 50 000 Casques bleus, dont 10% de femmes, déployés dans 11 missions dans le monde dont la grande majorité sont situées en Afrique et au Proche-Orient.

Les Casques bleus ont parfois été décriés pour ce qu’ils coûtent aux Etats et pour leur manque d’efficacité avec plusieurs massacres qui n’ont pas pu être évités malgré leur présence3. Mais les Casques bleus ne peuvent pas être à eux seuls les garants de la Paix, ils sont un catalyseur de paix qui nécessite des moyens physiques et économiques, une volonté politique, un engagement collectif. Leur déploiement demande un effort budgétaire annuel, 500 fois moins élevé que les dépenses militaires mondiales4, mais la part des conflits qu’ils évitent ou qu’ils limitent coûterait bien plus humanitairement et écologiquement. S’ils ne peuvent pas, seuls, résoudre les conflits dans le monde, ils restent cependant un exemple admirable de force opérationnelle pour la paix qui doit continuer à inspirer, à être soutenue et à se développer, afin d’aider les hommes à cultiver un terreau de paix étouffant petit à petit les tensions qui gangrènent de nombreux territoires.5
🕊 Parlons des Casques bleus le 29 mai prochain, qui est, comme chaque année, la Journée internationale qui leur est dédiée. A l’heure où les Etats investissent des sommes colossales en cas de guerre, n’oublions pas d’investir au moins autant pour la paix.4


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